20.06.2007

Pauvre type

L’autre soir, je comatais devant la télé, comme d’habitude.
Restes de pizza trop cuite dans un carton gras, reste de bière tiède au fond d’une canette, restes de moi avachis dans un jean sale et un T-shirt informe.
Là, vous vous dites : « le pauvre type, c’est lui ».
Eh bien non. C’est de l’autre côté de l’écran que ça se passe.
Ce petit mec, haletant et incrédule, qui vient de gagner : le voilà, le pauvre type.
Sincèrement, je le plains de tout mon cœur.
Parce qu’à cette seconde précise, je sais exactement ce qu’il ressent.
Parce qu’à cette seconde précise, je sais exactement comment tout ça va finir.
Malheureusement.
A lui je ne peux rien dire ; de toute façon, il ne me croirait pas.
C’est donc à vous que je vais tout raconter.
Voici les confessions d’une loque humaine, juste bonne à rêver en attendant de crever.
Une ex-nouvelle star.